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Chronique d’une élection annoncée : Mon choix reste l’UEMOA

La Guinée est toujours engagée dans la construction de la seconde Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), décision prise le 20 avril 2000 à Accra avec le Nigéria, le Ghana, le Libéria, la Sierra Léone et la Gambie. Après de moult négociations et reports, 2020 est actée pour l’effectivité du projet. Le débat sur l’intégration africaine est toujours vif entre les partisans d’une fédéralisation à l’échelle continentale et ceux de l’approche gradualiste prônant le renforcement des zones économiques régionales. Dans un contexte de mondialisation, où de grands ensembles se forment, l’Afrique a plus que besoin d’une meilleure intégration, le tout reste de savoir comment et à quelle échelle. L’intégration économique et monétaire reste une phase très avancée avec notamment la mise en circulation d’une monnaie commune entre pays signataires. Il s’agit avant tout d’un choix politique, lourd, très sensible tant l’élément concerné, en l’occurrence la monnaie, reste une variable clé des ...

Sortons un peu des mines

La guinée et les mines, un long feuilleton semé d’embuches. Que de projets, de discours, de promesses autour de nos ressources minières. Aujourd’hui encore, une bonne dose de l’énergie de l’Etat y est consacrée. La réalité, les mines ont capté l’esprit du guinéen, retenu l’attention des gouvernements, devenues de sources de promesses de lendemains meilleurs pour de millions de citoyens. Il y a de quoi car le sous-sol guinéen est riche, voire très riche. Dans un contexte d’une demande mondiale en hausse pour certains minerais, notamment le Fer, la Guinée est au centre d’intérêts et attise les convoitises, notamment des multinationales du secteur. Cela ne se fait pas sans remous, tant les enjeux économiques, financiers et géostratégiques sont importants autour des ressources minières. Le problème en guinée, ce n’est pas que nous en détenions, mais de ce que nous en avons fait, et surtout, de ce que nous souhaiterions en faire. Les faits étant têtus, l’exploitation minière est loin d’avo...

Qu’ils aillent tous à l’hémicycle

Nous attendons toujours notre assemblée nationale, avec une incertitude sur la participation de l’opposition. L’heure est aux tractations dans les deux camps, pour s’assurer le meilleur pour les formations politiques et/ou les individus, et sans nul doute se positionner sur l’échiquier politique national. Attitudes normales en politique, sauf qu’en guinée, les choses vont très vite et deviennent parfois incontrôlables. La prouesse, c’est d’être arrivé à organiser cette élection maintes fois reportées, plus de 10 ans, après celle boycottées de 2002. Personne n’aurait jamais parié que les choses auraient pris autant de temps… pour arriver à une élection dont les résultats sont encore contestés. Conséquence, a vécu sans une représentation nationale légitime, donc sans véritable débat politique interne sur les choix collectifs. Personne n’ignore où cette situation, nous a conduits, une instabilité politique et institutionnelle.   Ces dernières législatives ont été l’aboutissement ...

L’électricité, un bien toujours rare en Guinée

Encore des manifestations pour l’électricité et nul doute, qu’elles ne seront pas les dernières. Conakry, ville en forte expansion subit de plein fouet les conséquences dramatiques de cette situation. Voilà plus d’une décennie au moins, que la cette capitale est plongée dans l’obscurité, précarisant la vie du citoyen et tuant à doucement l’économie du pays. Cette crise énergétique pose un vrai défi pour toute perspective de développement. Comment imaginez de nos jours l’avenir d’un pays où l’électricité reste encore est si rare? Pour le constater, un voyage de quelques jours suffirait pour être plongé dans ce micmac quotidien où la quête de l’électricité relève très souvent d’un parcours de combattant, même pour les plus astucieux.   Et pourtant, le potentiel est là. De mémoire de Conakryka, cette situation est devenue au fil des années, la normale ; l’étonnant serait d’avoir de l’électricité. De mémoire aussi, un changement radical a été opéré, il y a plus d’une décennie...

Carnets d’un retour du pays natal

Il y a quelques semaines, j’étais en vacances à Conakry, moment privilégié pour bon nombre d’entre nous se trouvant à l’étranger,  de rentrer en contact avec certaines réalités du pays, revoir telle connaissance et surtout interroger nos connaissances et représentations. Que de choses lues, vues et entendues, depuis la dernière fois. Il est vrai que quelques jours restent largement insuffisants pour camper, comprendre des réalités parfois complexes, mais peuvent aider à voir plus clair, pourvu que l’on prenne le temps d’observer, de réfléchir, bref prendre du recul. Conakry n’est certes pas la guinée,  mais lieu de synthèse de ses réalités quotidiennes, une ville qui se cherche une identité, à l’image de plusieurs notamment en Afrique. Rien qu’en la parcourant, on vit les conséquences d’une urbanisation non maîtrisée à savoir des logements indécents, des infrastructures routières en souffrance et les conséquences des difficultés d’accès aux services publics (électricité, eau...

Un peu de pédagogie

Depuis des mois, l’on ne parle que de cela en guinée, l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés ou très exactement, son atteinte. Cela fait partie désormais du langage courant tant chez les gouvernants que gouvernés. Ce n’est pas rare d’entendre dire, « … les affaires du pays sont bloquées, nous attendons le  PPTE ». Que d’attentes et d’espoirs aujourd’hui avec l’atteinte de cette initiative. Mais, en réalité, de quoi s’agit-il ? C’est un mécanisme de réduction de la dette publique avec des objectifs de dégager des marges de manœuvre financière pour réduire la pauvreté. Techniquement, il s’agit d’une remise voire un effacement de dettes publiques d’un pays avec des partenaires ayant accepté de jouer le « jeu » assorties d’engagements en termes de politiques économiques pour lutter contre l’inflation, rétablir les équilibres macroéconomiques, dynamiser l’activité, … bref en créant les conditions d’une reprise saine de l’activité économique. Pour faire simp...